TRACE-WGC
© Mathieu Ardyna

Traçage des transferts de chaleur, de nutriments, et d’eau douce, et de la production primaire le long du courant marin à l’ouest du Groenland

Qu’est-ce qui motive ce projet ?

La fonte des glaciers du Groenland libère de l’eau douce et des nutriments qui remodèlent la vie océanique et influencent le climat. TRACE-WGC étudie comment ces changements se propagent dans l’océan, affectent la production primaire et modifient les écosystèmes marins. La compréhension de ces processus révèle comment l’eau douce et les matières arctiques ont un impact sur les systèmes océaniques régionaux et mondiaux.

Pourquoi est-ce important ?

La fonte des glaciers du Groenland affecte plus que les eaux locales : elle influence la circulation océanique, les écosystèmes marins et le climat mondial. TRACE-WGC fournit des données aux programmes internationaux qui étudient le transfert d’eau douce et de matières arctiques vers l’Atlantique Nord-Ouest. Les connaissances issues de cette recherche améliorent les prévisions climatiques et orientent les stratégies de protection de la santé des océans, de la biodiversité marine et des communautés qui dépendent des ressources océaniques.

Eaux côtières de l'ouest du Groenland avec banquise et montagnes sous une faible lumière arctique.

© Mathieu Ardyna

Objectifs du projet

TRACE-WGC examine comment la fonte des glaciers du Groenland influence les systèmes océaniques côtiers et au large. Le projet étudie la distribution des nutriments, la circulation de l’eau et les conditions de luminosité qui contrôlent la production primaire. Les communautés phytoplanctoniques sont évaluées pour leur rôle dans la production et l’exportation de matière organique. L’échantillonnage dans les fjords et les eaux adjacentes relie les changements locaux aux processus océaniques plus vastes, révélant comment la fonte des glaciers affecte la productivité marine et le mouvement du carbone à travers l’océan.

Fjord du Groenland avec des falaises enneigées et de la glace dérivante influencée par l'eau de fonte glaciaire.

© Mathieu Ardyna

Comment cela sera-t-il fait ?

Des données sur l’eau de mer et l’environnement seront collectées le long des fjords et des eaux côtières. Les macronutriments et les métaux traces seront mesurés afin d’identifier les facteurs limitant la production primaire. Des instruments embarqués enregistreront la lumière, les propriétés des particules et le mouvement de l’eau, ce qui permettra de comparer les zones influencées par différents glaciers et conditions océaniques. Ces observations révéleront comment la chaleur, les nutriments et l’eau douce circulent dans la région et comment ces flux façonnent la productivité marine et le transport du carbone.

Quelles données seront collectées ?

Des échantillons d’eau de mer permettront de mesurer la température, la salinité, les niveaux de nutriments et les métaux traces. L’intensité lumineuse et les propriétés des particules seront enregistrées à différentes profondeurs. Les observations le long des fjords et des transects océaniques permettront de suivre comment l’eau de fonte glaciaire et les courants océaniques influencent la productivité marine, l’exportation de matière organique et le mouvement du carbone à travers l’océan côtier et au large.

Membres et partenaires

  • Chercheur principal :
    • Mathieu Ardyna, Laboratoire de recherche international Takuvik, Université Laval, Québec, Canada & Sorbonne Université, CNRS, Paris, France
  • Autres participants :
    • À déterminer
  • Partenaires :
    • Partenaires de l’ATC : Erin Bertrand, Université Dalhousie ; Jean-Éric Tremblay, Université Laval ; Frédéric Cyr, Université Memorial ; El Mahdi Bendif, UQAR/ISMER ; Simon Bélanger, UQAR ; Zoe Finkel, Université Dalhousie ; Carolyn Buchwald, Université Dalhousie ; Heather Reader, Université Memorial ; Hugh MacIntyre, Université Dalhousie ; Sue Budge, Université Dalhousie ; Natalya Evans, Université Dalhousie
    • Étudiants ou post-doctorants de l’ATC : Chris Latimer, Université Dalhousie ; Tia Anderlini, Université Dalhousie ; Gordon Lax, Université Dalhousie ; Kim Rouanet, UQAR
    • Partenaires des propositions françaises ou suisses : Hélène Planquette, LEMAR ; Claire Waelbroeck, LOCEAN ; Bruno Lansard, LSCE ; Samuel Jaccard, UNIL ; Nuria Casacuberta, ETH Zurich ; Lisa Bröder, ETH Zurich ; Pieter van-Beek, LEGOS
    • Collaborateurs de l’ATC : Stéphanie Kienast, Université Dalhousie ; Maxime Geoffroy, Université Memorial ; Frederic Maps, Université Laval
    • Autres collaborateurs : Jay Cullen, Université de Victoria